Le chateau

Situé à un kilomètre du village, cette grande construction de briques est un spécimen précieux de manoir seigneurial remanié à la fin de l’époque du roi Louis XIII. La partie centrale de la bâtisse date donc du 17è siècle.

Au 18è siècle, Léonard de Cluzel fit ajouter les deux ailes. Celles-ci furent reliées aux dépendances qui s’élèvent de part et d’autre du château, par d’élégantes galeries franchissant les douves sur trois arches.

Deux charmants pavillons encadrent la grille d’honneur. Le bois qui entoure le château, attire de nombreux promeneurs. Pour la beauté du cadre et sa qualité, par pitié!, respectez le….!

Historique des seigneurs de St-Luperce

(Établi par E. Lefèvre d’après les documents historiques et statistiques sur les communes du canton de Courville)

L’histoire signale en l’an 1100, Raimbert de Cholet, seigneur de St-Germain-le-Gaillard, Theuvy, Véron
En 1204, Hugues Cholet offre à l’hôtel Dieu de Chartres, la dîme pour ses terres de Loulappe.
En 1285, Martin Cholet vend son fief de Loulappe aux religieuses de l’abbaye de l’Eau. La famille Cholet a donné son nom à la ferme de la Choltière près de Serez

– La seigneurie de Blanville est citée en 1623

Les propriétaires du château de 1637 à 1738

Les dates suivantes figurent dans des documents d’archives et attestent la présence à Blanville des familles citées à citées ci-dessous.

  •   1637 ~ Famille Rochefort
  •   1651 ~ Famille de Mores : Charles de Mores, chevalier
  •   1662 ~ Famille Monnerot : Pierre Monnerot, conseiller du Roy, secrétaire de sa Majesté
  •   1677 ~ Famille de Courseulles : François de Courseulles, chevalier
  •   1687 ~ Famille de Rieux : Bernard de Rieux, conseiller du Roy, maître d’hôtel de sa Majesté, Secrétaire de ses maisons et finances
  •   1710 ~ Famille Crozat : Antoine de Crozat, conseiller du Roy
  •   1714 ~ Famille Le Masson : François Le Masson, conseiller du Roy en sa cour de parlement de Paris
  •   Famille de Baussan : François de Baussan, chevalier, conseiller du Roy, maître de requêtes ordinaires de son hôtel, commissaire en la chambre royale
  •   1738 ~ Famille du Cluzel

Le domaine fut acheté le 31 décembre 1738, par Léonard du Cluzel et depuis cette date, il est resté la propriété des descendants de ce dernier.

Les propriétaires du château de 1738 à nos jours

Lignée des du Cluzel :

  •   Léonard du Cluzel
  •   François-Pierre du Cluzel
  •   Marie-Thérèse du Cluzel
  •   Antoinette du Cluzel qui épouse le comte Frédéric de Mérode. A la mort de celui-ci, elle se remarie avec Charles de Cossé-Brissac. Par ce mariage, les terres de Blanville appartiennent désormais à la famille de Cossé-Brissac.

Lignée des de Cossé-Brissac :

  • Antoine -François de Cossé-Brissac (1834-1902
  • Eugène- Marcel de Cossé-Brissac (1886-1957)
  • Charles-Louis de Cossé-Brissac (1931)

Histoire

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(D’après les documents de E. Lefèvre)

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Hartencourt

Berceau de la commune

Au début, il y eut Hartencourt !

En effet, Hartencourt, établie sur la rive gauche de l’Eure, paraît avoir été le berceau de la commune. Appelée Hatencort puis Hatencourt, Hartencuria (1348), cette bourgade perd sa suprématie au profit de la cité de Nant autre bourgade -établie sur la rive droite de l’Eure- dont les habitants se groupent autour de l’église et du château

. Une colonie de Normands s’était en effet installée sur l’autre rive de l’Eure et avait continué de prospérer puisqu’au XIIIè siècle, on dénombrait déjà 9 moulins, 1 château et une église.

Ainsi, Nantum détrôna-t-elle Hartencourt !

Au Moyen Age, c’est la famille Cholet -seigneurs du village- qui domine St Luperce. Au 17è siècle, le château change fréquemment de propriétaires et ce n’est qu’à partir de 1738 qu’il reste la propriété de la même famille : celle des du Cluzel.

Les du Cluzel appartenaient à une vieille famille du Périgord. Se succèdent donc Léonard, son fils François-Pierre puis Thérèse qui épouse son cousin Antoine-Marie du Cluzel. Leur fille épouse Frédéric de Mérode (maire de St Luperce en 1828) puis devenue veuve elle se remarie avec Charles de Cossé-Brissac, marquis de Cossé, arrière grand-père de l’actuel comte Charles-Louis de Cossé.

Le 19è siècle est une période politique agitée : on passe de l’Empire à la Royauté et après un détour par quelques Révolutions, une République, un Empire2, la guerre de 1970, la France s’installe pour un bon nombre d’années en République 3 ! Et pendant ce temps-là, les Elus de Saint-Luperce doivent prêter serment tantôt au Roi, tantôt à l’Empereur. Il faut savoir s’adapter !!

En consultant les registres de délibérations des conseils municipaux du 19è siècle, on constate que le village dont l’activité principale est l’agriculture, évolue cependant avec les progrès techniques et les idées nouvelles de cette période.

Des documents attestent qu’au cours de la guerre de 1870, notre village subit l’occupation prussienne. En 1940, Saint-Luperce n’est pas épargné par la guerre, la débâcle de l’exode et l’occupation ! Mais son Maire, Maurice Dumais avec dévouement, courage et conviction a résisté aux envahisseurs et aidé tous ceux qui doivent fuir le régime nazi.

Arrêté par la Gestapo, il est fusillé par les Allemands le 30 mars 1944.

 

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L’Eglise

D’origine romane, l’église, entourée d’un cimetière a un curieux clocher porté par des mâchicoulis et des montants en pierres de grison qui en font l’un des plus singuliers de la région.

Peut-être s’agit-il d’un clocher mur ancien auquel on a substitué plus tard une plate-forme portée par ces mâchicoulis ?
Devant la porte d’entrée, un petit édifice appelé caquetoire permet aux fidèles de se retrouver pour parler.

A l’intérieur de l’église, le mobilier date du 18e siècle et du 19e siècle :

  • un maître-autel en marbre et son retable en bois peint en gris (18è) – un retable de St Joseph (fin 18è ou début 19è) en bois peint
  • un retable de l’autel de la vierge Marie (19e siècle)
  • des fonts baptismaux en marbre veiné de rouge (19è)
  • un banc d’oeuvre en bois ciré (18è)
  • une banquette des chantres en bois ciré garni de velours
  • des tableaux : celui de l’Assomption de la Vierge Marie peint par Octave Hauser en 1839 et celui de l’Annonciation (18è)
  • Les vitraux datent de 1 874.

l’église et l’éclipse

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Un peu d’histoire:

La paroisse constituée au 13e siècle dépendait du doyenné de Courville. Le patron de l’église, Luperche ou Luperchius a donné son nom au village. Il faut remonter au 4è siècle pour retrouver la trace de ce saint : A cette époque, Dacius, gouverneur de la partie de l’Espagne qui comprend la Catalogne, l’Aragon et le royaume de Valence, était l’un des plus cruels ministres de la persécution : excité par les empereurs Dioclétien et Maximilien, il fit exécuter dans la ville de Saragosse dix-huit confesseurs de Jésus Christ. En leur honneur, le poète Prudence écrivit des hymnes et parmi ces Confesseurs, un certain Luperche martyr devint patron de notre église.